Contribution Bourses des formations sanitaires et sociales

Une nouvelle année universitaire a été entamée et pour bon nombre
d’étudiant.e.s elle signe une nouvelle année de difficultés. S’il est désormais
courant d’entendre que nous sommes tou.te.s en crise, les conséquences ne
sont pas vécues de la même manière partout. Le contexte économique
actuel engendre une asphyxie financière au sein de la population étudiante
qui est désormais banalisée. Elle entraîne une réelle souffrance physique et
mentale chez les personnes qui en subissent les conséquences. Pis, les
réponses apportées par l’Etat sont lacunaires et les solutions proposées par
les structures associatives palliatives. Nous devons collectivement viser une
transformation structurelle progressive afin de permettre une réelle
amélioration des conditions de vie et d’étude de chacun.e.
Les solutions à apporter sont variables selon les filières d’études. Si
aujourd’hui une grande majorité de la population connaît les bourses sur
critères sociaux versées par le réseau des oeuvres, la situation est tout autre
pour les bourses des formations sanitaires et sociales. Ce système d’aide
sociale touche plus de 10 000 étudiant.e.s chaque année en Nouvelle-
Aquitaine mais qui souffrent des mêmes problématiques de précarité. Ce
système présente même de nombreux dysfonctionnements qui ancrent
davantage les bénéficiaires de celui-ci dans la difficulté. Il nous appartient de
mettre en lumière ce fonctionnement et ses problématiques afin d’y trouver
les réponses adaptées.

Contribution jeunesse

A l’heure où des dispositifs de volontariat et d’encadrement de l’engagement de la jeunesse se multiplient, nous sommes en droit de nous demander si cette dernière participe suffisamment au débat public. En effet, il est devenu commun d’entendre que les jeunes ne se mobilisent pas pour donner leur avis, principalement par manque d’intérêt pour les différentes thématiques débattues au sein de la vie politique. Pour autant, ce n’est pas notre ressenti. Les jeunes s’engagent de plus en plus mais sous des formes plus diverses, et/ou alternatives. Nous observons une multiplicité de formes d’engagement chez les jeunes, principalement axées sur des actions concrètes et le développement de projets en faveur de thématiques leur paraissant essentielles. En effet, lorsqu’il s’agit de transition écologique, de santé, de culture, de solidarité ou d’humanitaire, les jeunes sont au rendez-vous. C’est pourquoi ATENA, en tant qu’organisation de jeunesse, organise de multiples consultations et actions de solidarité afin de devenir un acteur ressource, vecteur d’épanouissement, mais surtout d’engagement.

Nous démontrons quotidiennement que les jeunes s’engagent. Nous souhaitons, par cette contribution, renforcer la place des jeunes dans le débat public.

Lise Martinez, présidente de la Fédération ATENA

Forte de propositions et d’acteurs de terrains, ATENA sera présente pour représenter la jeunesse d’un territoire en plein essor et volontaire en termes de développement de son action sociale. Il devient important de catalyser chaque volonté, chaque objectif individuel, et chaque opinion, afin de tirer un consensus qui permettra l’expression des idées de chacun et une réelle participation de notre génération. Ainsi, en tant que fédération associative, ATENA souhaite donner à chaque jeune du territoire aquitain les clés de compréhension des différentes actualités présentes au sein de la sphère politique. C’est par l’accompagnement de toutes et tous que nous réussirons à intégrer la jeunesse jusqu’ici exclue – sciemment ou non, ou comme nous l’avons vu précédemment, s’excluant elle-même – des processus politiques. En cela, les différentes opinions et prismes de vision portés par cette dernière seront incorporés au processus démocratique, permettant ainsi la promotion de l’intérêt général.